Les Bâtes se redessinent

Les Bâtes se redessinent

Après les opérations de démolitions vient enfin le temps du renouvellement. La rénovation urbaine
des Bâtes entame une nouvelle étape. Celle des aménagements de la rue Pablo-Neruda et du parvis
du gymnase Viollette-Courtois. L’occasion pour la municipalité de rappeler ses ambitions pour le
quartier.

Depuis le 14 mars, la première phase de lancement des travaux de voirie du Nouveau programme
national de rénovation urbaine (NPNRU) a démarré rue PabloNeruda. Dans 10 mois, les riverains
et les usagers pourront profiter d’un espace sécurisé qualitatif jusqu’au parvis Viollette-Courtois
inclus. À l’occasion du lancement du chantier, Pierre-Frédéric Billet, maire de Dreux, s’est rendu sur
place aux côtés du sous-préfet, Xavier Luquet, de Sébastien Leroux et de Mariam Cissé, ses adjoints
ainsi que d’Amber Niaz, élue référente sur le quartier des Bâtes. Pour le maire, c’est « la première
opération de transformation qui se voit vraiment ».

C’est un moment important, car il s’agit de construction et non plus de destruction. Aujourd’hui, on débute un projet d’amélioration et de sécurisation qui va participer à redessiner le quartier dans lequel
on croit beaucoup !

Pierre-Frédéric Billet, maire de Dreux

Des moyens à la hauteur des ambitions


Signée le 8 novembre 2019 au terme de plusieurs années de négociations*, la convention pluriannuelle au titre du NPNRU prévoyait une opération d’un seul périmètre regroupant les quartiers limitrophes de Dreux et de Vernouillet, les Bâtes et la Tabellionne. « Un projet pas assez ambitieux, » estime Pierre-Frédéric Billet qui s’est rendu début mars avec Damien Stépho, son homologue de Vernouillet, à l’Anru (Agence nationale de rénovation urbaine) pour défendre leur dossier commun.
« On leur a demandé d’ajouter 19 M€ au budget global (180,7M€). On a recueilli une appréciation
positive car ce qu’on a présenté répond davantage à leur logique, à savoir le désenclavement du
quartier, plus de services publics et la création d’emplois. Nous saurons bientôt jusqu’où nous
pouvons être accompagnés. »

Au cœur de cette transformation : les Drouais


« L’expérience de l’Anru nous fait dire que bâtir, c’est bien, mais l’accompagnement social est
essentiel,» souligne le maire. Le souhait de la municipalité est clair : favoriser le dialogue et
écouter les besoins des habitants. Le renouvellement des comités Proximum sous l’égide de Mariam
Cissé va ainsi jouer un rôle dans ce sens. L’autre enjeu pour les élus: permettre aux familles notamment
monoparentales installées dans le quartier d’y rester et de bénéficier de logements de meilleures factures
énergétiques. Sur les immeubles concernés par la destruction, 80% des locataires sont déjà relogés.
Alors qu’auparavant, seul l’Habitat Drouais s’occupait des dossiers, désormais d’autres bailleurs
sociaux comme la Roseraie, Eure et-Loir Habitat y prennent part. «Une solidarité inter-bailleur qui
est une grande avancée,» selon Xavier Luquet.

Un quartier plus diversifié


Quand on réaménage un quartier comme les Bâtes, il ne faut pas rater le coche, il faut le faire franchement, massivement et de manière très qualitative. C’est ce que nous faisons aujourd’hui !
expose Pierre-Frédéric Billet. Cela va passer par la création d’un nouveau groupe scolaire sur le terrain jadis occupé par le bioclimatique, ou bien encore l’installation d’une cuisine centrale, créatrice d’une trentaine d’emplois. La libération du foncier est un autre levier pour impulser de nouvelles activités économiques ; et pour davantage de mixité sociale, des pavillons seront construits et accessibles grâce au dispositif 1% patronal Action logement. À terme, on passera de 90 à 70% de logements sociaux sur le secteur Bâtes-Tabellionne.

Opérations de voirie Pablo-Neruda et Viollette-Courtois


Afin de répondre aux enjeux de la transition écologique, de la sécurité et du vivre ensemble, le chantier va
poursuivre, jusqu’à fin 2022, 4 buts visant à clarifier, faciliter et valoriser le secteur :
1 / Limiter la vitesse des véhicules (zone 30)
2 / Sécuriser les modes actifs (vélos, cycles).
3 / Favoriser le partage de la voirie entre cycles et piétons.
4 / Prévenir les incivilités (vitesse, stationnement illicite, etc.).


Des aménagements concrets :

  • La pose d’un nouveau portail automatique.
  • L’organisation d’une aire de stationnement sécurisée de 67 places y compris pour les personnes à mobilité réduite et pour la recharge de véhicules électriques.
  • L’ajout d’une caméra de vidéoprotection pour garantir la sûreté publique.

Comme le souligne Sébastien Leroux: « le projet se veut également vertueux envers l’environnement
avec la valorisation des espaces verts. »

Les eaux pluviales seront traitées par infiltration, par l’intermédiaire de noues (larges fossés végétalisés) et de jardins de pluie pour limiter les rejets dans les réseaux et favoriser la mise en place d’îlots de fraîcheur en été.

Les chiffres du chantier

1.040.800€ Coût global des travaux
733.426€ Montant total des subventions*
307.000€ Participation financière de la Ville de Dreux

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Contactez le service études et travaux aménagement urbain de la Ville de Dreux au 02.37.38.84.64
ou par mail : dgst-beau@a-petitprezville-dreux-fr

*ANRU > 34.372€ ;
Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL) 130.271€ ;
Dotation de Soutien à l’Investissement Local (DSIL) 92.206€;
Dotation Politique de la Ville (DPV) 476.577 €.