Les scolaires drouais agissent pour l’environnement 

Les scolaires drouais agissent pour l’environnement 

Après la première édition réussie des Assises de la Transition Écologique organisée en octobre dernier à destination du grand public, la Ville de Dreux a proposé lundi 4 avril un nouveau rendez-vous dédié cette fois-ci à la jeunesse drouaise et à ses initiatives environnementales.  

Accueillis par le maire, Pierre-Frédéric Billet, à l’auditorium de L’Odyssée, les 50 élèves présents, issus de 6 établissements scolaires de la cité durocasse, étaient à l’honneur au cours de cet après-midi-là. Investis d’une mission écologique, ils sont ce qu’on appelle des éco-délégués ou des éco-volontaires. Un titre qui leur permet de mener des actions à l’échelle de leur école et de sensibiliser leurs camarades aux enjeux écologiques. Un engagement salué par l’édile : “Bravo à vous, car être éco-délégué, cela demande des responsabilités et un travail supplémentaire. Vous avez une volonté de faire et c’est très bien !”  

Trois projets : une seule dynamique 

Acteurs de ces Assisses, les collégiens et les lycéens drouais ont pu pendant près de 4 heures exprimer leurs intérêts à la cause environnementale et partager, pour certains, les projets qu’ils ont menés ou qu’ils sont en train de finaliser. Trois d’entre eux ont été présenté à l’assistance et ont animé les échanges : 

  • Une mare pédagogique  

Soutenu par la Ville de Dreux, ce projet à l’initiative du collège Martial Taugourdeau a été réalisé par les classes de 6ème aux côtés de leur professeur de Sciences de la Vie et de la Terre, Fabien Lemelle. La création de cette zone, qui avoisine les 10 m2 et 1m20 de profondeur, avait pour objectif de développer l’engagement des élèves autour de la biodiversité et de les sensibiliser à la préservation de cet écosystème naturel. Alimentée par l’eau de pluie, la mare deviendra dans quelques mois un milieu précieux pour les espèces aquatiques et animales. Prochainement, un jardin pédagogique et un hôtel à insectes viendront compléter cet espace dédié à la nature.  

  • Un escape game climat  

Sensibiliser par le jeu : tel est l’angle d’attaque des éco-volontaires du lycée Rotrou qui ont conçu un escape game dans les murs de l’établissement. Deux salles, deux ambiances avec un scénario on ne peut plus clair : collecter des preuves afin de dénoncer les pratiques destructrices d’une société qui adopte le greenwashing, une technique marketing qui se donner une image illusoire de responsabilité écologique. Après plusieurs heures consacrées à ce projet en début d’année, les lycées doivent désormais lui donner vie. Ils vont entamer des travaux de rénovation et d’aménagement, car l’ouverture est prévue fin mai ! Ce projet a bénéficié d’une subvention 100% Jeunesse pour le Climat de la Région Centre-Val de Loire. 

  • Une bombe à graines écologique  

Créer un crush pour la planète était l’objectif des éco-délégués quand ils se sont lancés dans la fabrication de bombes à base d’argile et de terre. Vendues à l’occasion de la Saint-Valentin (1,50 euros l’unité et pour 50 centimes de plus un message y était glissé avec en prime une rose), ces bombes 100% naturelles contenaient des graines de fleurs mellifères. Une plante choisie car une fois semée, elle produit en abondance du pollen et nourrie les abeilles. Cette expérimentation visait à sensibiliser au développement durable et à reconquérir les espaces verts en milieu urbain. D’ailleurs, les éco-délégués comptent bien poursuivre leurs actions en créant un potager. Ils espèrent également pouvoir végétaliser deux toits de l’établissement.  

Une prise de conscience collective et… politique 

Au fil des présentations, les élèves ont interagi pour mieux comprendre et se saisir de ces actions qu’ils ne connaissaient pas mais qui toutes poursuivent un seul et unique but : faire bouger les lignes de l’écologie. Un mouvement que la municipalité de Pierre-Frédéric Billet a elle-aussi enclenchée depuis juillet 2020 en créant pour la première fois une délégation transition écologique portée par le conseiller Nelson Fonseca avec l’adjoint au maire Sébastien Leroux en charge également de cette question. “Cette dernière a d’ailleurs déjà commencé à chambouler nos vies, nos comportements, nos projets”, comme l’a rappelé le maire aux scolaires qui a saisi ce moment pour les interpeller sur les conséquences de la mondialisation et les retombées à venir de la guerre en Ukraine.  

“Vous arrivez à un moment de l’histoire de notre pays, de notre ville où les choses ont changé. La France que l’on connaît aujourd’hui sera transformée dans les 10 à 15 ans à venir avec notamment le réchauffement climatique. Votre génération en a davantage conscience. Politiquement, on en prend conscience aussi. On transforme la ville en revégétalisant par exemple la place Rotrou car dans 30 ans, on aura besoin d’ilots de fraicheur en centre-ville.” Autre exemple de cette politique environnementale ambitieuse impulsée par Pierre-Frédéric Billet, l’ouverture dans trois ans d’une cuisine centrale pour la restauration scolaire. “Le but ? Acheter, fabriquer, distribuer des repas de qualité localement. Quand je vois une collectivité acheter des haricots verts qui viennent du Kenya parce qu’ils sont moins chers qu’en France, cela m’interroge ! Il faut revisiter notre mode de vie et avoir une responsabilité en tant que consommateur. C’est une vraie réflexion, et je pense que cette journée va vous nourrir dans ce sens.”

Des engagements forts 

Pour appuyer et illustrer les propos du maire, les élus Nelson Fonseca, Sophie Willemin, adjointe en maire en charge des espaces verts ainsi que Sébastien Leroux ont à tour de rôle pris la parole pour présenter les multiples défis environnementaux sur lesquels la collectivité travaille quotidiennement. À tous les niveaux, la Ville de Dreux s’est saisie de ces enjeux majeurs et interconnectés qui concernent à la fois :  

  • la préservation, la valorisation du patrimoine naturel du territoire (ex: l’Atlas de biodiversité communal) ;  
  • la propreté urbaine et la lutte contre les déchets (ex: participation à l’opération World clean up day en septembre 2021) ;  
  • les espaces verts (ex: gestion différenciée, cour oasis dans les écoles) ; 
  • la voirie (ex: désimperméabilisation des sols) ;  
  • l’efficacité énergétique des bâtiments publics.

Une liste non exhaustive d’engagements qui a pour ambition de répondre à l’urgence climatique. Une préoccupation partagée par de plus en plus de citoyens, mais également par la jeunesse à l’image de ces nouveaux éco-délégués.