Un hélicoptère au top pour le SAMU 28

Un hélicoptère au top pour le SAMU 28

Un nouvel appareil et un nouveau contrat. Le SAMU 28 dispose désormais ce qui se fait de mieux dans le domaine du transport sanitaire aérien avec le nouvel Airbus 145 D3, un hélicoptère que l’on ne trouvait jusqu’ici que dans les CHU. La modification du contrat avec les tutelles permet désormais de voler 24 heures sur 24.

« C’est un appareil fantastique, il est très maniable, ce qui nous permet de décoller grâce à une réserve de puissance qui nous permet de monter très vite. Ses performances sont supérieures à celles de son prédécesseur et surtout il y a beaucoup plus de place à l’arrière. » L’un des pilotes du SAMU 28, ne tarit pas d’éloges sur l’appareil dont il vient de prendre les commandes, sur le toit des urgences du centre hospitalier Victor-Jousselin. Le 145 D3 de l’avionneur Airbus vient d’effectuer ses premières missions dans le ciel du département. Le dernier né de la flotte des SAMU fait déjà l’unanimité. « Il permet d’embarquer un personnel médical supplémentaire, ou éventuellement un parent s’il s’agit d’un enfant en bas âge, » se réjouit le docteur Véronique Julié, directrice médicale du SAMU 28. « C’est appréciable lorsque l’on transporte un patient instable. »

Trente ans de vol et de combats

L’arrivée de ce nouvel hélicoptère est la continuité de l’histoire du transport sanitaire aérien en Eure-et-Loir. Elle a débutée en 1991 sous l’impulsion du docteur Letellier, « père » du Samu 28 qu’il a lancé avec Jean-Pierre Guérin, alors patron d’Héli-Ouest (et maire de Boissy-lès-Perche). Car tout ne s’est pas fait tout seul. « C’est une preuve de plus, s’il en était besoin, de la reconnaissance du rôle de l’établissement. C’est un épisode de plus dans la conquête du ciel, » ajoute Hugo Montamat, directeur du centre hospitalier.

« Nous avons eu notre premier hélico en 1991, avec Héli-Ouest, dont le patron vient de décéder, » se souvient le docteur Julié. « On avait commencé à travailler avec lui, ça a été une vraie aventure au
début. » Dans le cadre du renouvellement du marché régional du transport sanitaire une nouvelle machine a été attribuée à l’hôpital de Dreux. « Nous sommes le premier établissement non universitaire à en être doté. Et dans le cadre de ce marché, on passe en H24, ce qui signifie que nous étions autorisés à voler 14 heures de jour, soit de 8 heures à 22 heures. Les missions de nuit étaient effectuées en ambulance. Sur ce nouveau marché, nous avons une autorisation H24 pendant six mois de l’année, d’avril à octobre. Du coup, on peut fonctionner jour et nuit. Pour nous c’est un énorme plus, et pour les malades aussi, » ajoute le docteur Julié. « Comme en Eure-et-Loir, nous ne disposons pas de plateau technique hautement spécialisé, nous sommes obligés de transférer loin. Un Dreux-Nogent-Tours-Dreux, par la route, c’est six heures de mission. En hélico… rien que Nogent, c’est 20 minutes. »

Une aventure née avec Héli-Ouest

Sur les cinq hélicoptères qui sillonneront la région Centre, Dreux est le premier établissement équipé. De trois pilotes, le SAMU 28 dispose désormais de 5,5 postes pour assurer ses missions. Ce qui augmente aussi le nombre d’assistants de vol. « Nous avons un gain de qualité, un gain de prestation pour un coût identique à celui du marché précédent. C’est le dernier né d’Airbus hélicoptères, avec une avionique dernier modèle, plus performante. Et surtout Il y a plus de volume intérieur. On peut embarquer une personne supplémentaire, alors que jusqu’ici nous étions limités au médecin et à l’infirmière. Nous avons désormais accès à l’intégralité du patient, alors que dans l’ancienne machine c’était plutôt limité à la tête. On a plus de places pour travailler. C’est très important pour la population, dans l’intérêt des patients du département, cela va nous permettre d’être auprès d’eux plus rapidement, de les transporter plus rapidement et notamment la nuit.»

430 heures de vol par an

L’activité aérienne du SAMU 28 a été de 430 heures en vol au cours de l’année 2021. Ce qui représente une centaine d’interventions primaires et 376 missions en transport secondaire (transfert). Une baisse par rapport aux années précédentes, perturbées par le Covid. Les missions de nuit ont débuté le 15 avril. « C’est aussi l’occasion de prévenir la population, afin qu’elle s’habitue au bruit du décollage nocturne de l’hélicoptère. »